Tourmag et le tourisme responsable

Depuis plusieurs années le magazine Tourmag publie divers articles relatifs au tourisme responsable, voire durable…

Or, la plupart contiennent des approximations, diverses affirmations non étayées, et certains partis pris en faveur de voyagistes ou de leurs groupements.

Pour cette raison, ils appellent la plupart du temps à des commentaires ou rectificatifs émanant des spécialistes de ces questions, notamment ceux qui pratiquent au quotidien ces formes alternatives du voyage sur le terrain depuis de nombreuses années…

Or, oubliant a priori ce que le mot déontologie signifie, ces commentaires sont systématiquement « supprimés » par le modérateur, bien qu’ils ne soient nullement « discourtois, injurieux ou diffamatoires », critères retenus par la direction pour les éliminer.

Jugez plutôt.

Le dernier commentaire en date, relatif à cet article, qui n’avait pour vocation que celle de rectifier quelques propos imprécis ou erronés, à des fins de pure information, a subi le même sort que les précédents…

Voici donc, ci-dessous, le texte jugé discourtois, injurieux ou diffamatoires par Tourmag.

©Photo Jean-Pierre Lamic -1984

« Bonjour,

Permettez-moi quelques remarques :

L’écotourisme, contrairement à une idée largement répandue ne se cantonne pas aux espaces naturels ou protégés.

La racine éco provient du Grec et signifie "maison". Si notre maison à tous est notre planète, le propre d'une maison est d'abriter des habitants.

L'écotourisme est par conséquent un tourisme respectueux de la planète et de ses habitants...

Second point, il est fort curieux d'associer le "label" ATR au tourisme solidaire, quand on sait que cette association (ATR) regroupe - comme l'indique son site Internet - des opérateurs de voyages, généralement de taille importante.

Or le tourisme solidaire est le plus fréquemment porté par des Associations et structures de taille modeste.

Concernant le tourisme humanitaire, ou volontourisme, de nombreux amalgames existent, et effectivement il est important de bien se renseigner avant le départ.

On trouve un très grand nombre de structures spécialisées, parmi lesquelles certaines qui commercialisent des séjours ne pouvant s'apparenter à du tourisme responsable, et d'autres qui respectent des principes éthiques.

Voici un article qui permet d’en savoir plus à ce sujet.

Enfin, le Slow tourisme n'a pas vocation à aller hors des sentiers battus dans des lieux reculés, auquel cas, il ne tarderait pas à générer lui aussi diverses sur fréquentations.

S'intéresser aux habitants, vivre selon leurs habitudes et leurs coutumes, prendre le temps d'échanger, voire apprendre leur dialecte ou leur langue fait effectivement partie des principes du slow-tourisme, quant à nouer des relations durables avec les personnes rencontrées...

Pour information, l'Association Nationale de l’Écotourisme et du Slow-Tourisme (ANEST) a été créée récemment par des pionniers de ces secteurs d'activité et des scientifiques engagés.

Celle-ci a pour objet principal de les représenter en lien avec les acteurs véritablement actifs sur le terrain ».

 

Chacun de nos lecteurs saura apprécier le caractère discourtois, injurieux ou diffamatoire de ces propos…

Il ne s’agit que de compléments d’information, de précisions ou de rectificatifs, qui s'inscrivent dans le droit le plus absolu d'informer.

Après les Trophées, les Palmes… voici les Césars…

Pour compléter le commentaire ci-dessus non publié, notons que ce média vient de lancer les Césars du voyage responsable...

Associé à un guide de voyages…

Or, le propre des guides de voyages est - depuis une quarantaine d’années - de concentrer les foules dans les lieux « à voir »…, ce qui se trouve assez éloigné, voire à l’opposé, du concept de tourisme responsable.

En effet, les sur fréquentations ne se créent pas par pur hasard...

Ces deux associés prétendent être « forts d'une audience mensuelle de plusieurs millions d'internautes ».

Pour le moment l’article cité en référence a été lu par 955 personnes…, et il n’est pas du tout certain, voire fort improbable, que cette masse de lecteurs s’intéresse à ces tendances…

Concernant ces "Césars", il semble que comme pour  les "Palmes", l'objet principal soit de mettre en avant des structures de taille importante... via des actions de verdissement permettant d'occulter l'envers du décor... Le paragraphe citant des exemples concrets à partir de lauréats des années précédentes semble assez révélateur à propos de l'intention des organisateurs.

De notre côté, nous allons continuer à informer par pure vocation, à propos d’un secteur pour lequel je travaille depuis 40 ans tout juste, c’est-à-dire depuis avril 1982…

Jean-Pierre Lamic

Auteur : 
Jean-Pierre LAMIC

Ajouter un commentaire